QUELQUES NOTIONS ET REGLES DE BASE :
1/ La meilleure "accroche" de la céramique cosmétique s'effectue sur les métaux nobles (précieux)
2/ En "céramo-céramique", la meilleure "tenue" s'effectue sur l'alumine
3/ Les facettes les plus "sûres" doivent être réalisées en céramique feldspathique
4/ Les métaux les plus stables "métallurgiquement" sont les métaux nobles
5/ 60 à 70% des erreurs de déformation lors des coulées proviennent de la cire
6/ Lors de reconstructions plurales, le laboratoire doit réaliser des cires unitaires et les lier ensuite
7/ Le titane coulé ou industriel est microporeux
8/ Les alliages non précieux (Nickel Chrome, Chrome Cobalt) présentent une hétérogénéité chimique majeure après coulée entraînant un phénomène de corrosion à l'intérieur d'un même élément (exemple : au sein d'une couronne en nickel chrome on trouve des couches successives de nickel et de chrome)
9/ Les alliages nobles présentent une homogénéité chimique après coulée ce qui empêche en grande partie le phénomène de corrosion
10/ L'assise passive : les frottements avec serrages entre les piliers sont interdits dans les bridges implanto-portés
11/ Pour les bridges implanto-portés il faut utiliser de l'or paladié
Les meilleures combinaisons sont : titane-titane +++
titane-or paladié +++
titane-or jaune ++
titane-chrome cobalt --
titane-nickel-chrome--
12/ Les propriétés mécaniques des alliages se modifient dans le temps suite à une diminution de
la résistance à la fatigue
13/ Un alliage peut être biocompatible mais néanmoins toxique
14/ Les corrosions sous-gingivales sont les plus dangereuses pour l'implant
15/ Tous les alliages sont soumis à des processus de corrosions causés par le milieu buccal : il
n'existe pas d'alliage non corrodable
16/ La résistance des couples à la corrosion :
- titane usiné/titane coulé : couple le plus résistant
- or et platine associés au titane usiné : résistance à la corrosion plus faible
- le paladium associé au titane présente une très bonne résistance à la corrosion
17/ La surcoulée est l'adjonction d'un alliage liquide (alliage d'apport) sur un alliage solide (allia-
ge receveur) d'après des techniques métallurgiques bien déterminées ; elle s'effectue sur
des pièces implantaires usinées (alliage différent) ou sur des pièces prothétiques coulées
au laboratoire (même alliage)
18/ La fraiseuse de laboratoire permet de donner aux piliers implantaires la conicité que l'on
souhaite : tant en prothèse conventionnelle qu'implantaire, il est scandaleux que des labo-
ratoires réalisent des inlays core coniques ou des pliers implantaires présentant des conicités
exagérées, diminuant ainsi dangereusement la tenue des pièces prothétiques en bouche.
Tous les laboratoires de prothèse doivent posséder une fraiseuse
19/ Quand on sectionne un bridge qui a du mal à s'adapter sur des dents naturelles ou sur des
piliers implantaires, cette section doit de faire proprement et ne pas excéder 0,2mm ;
d'autre part, cette section doit être faite non pas au plus près des piliers mais se situer dans
le corps plein de l'inter et être dirigée obliquement pour augmenter la surface à braser ou
à souder
20/ Quand on soude 2 pièces prothétiques métalliques séparées, on réalise l'apport du même
métal que les pièces à souder.
Quand on réalise une brasure, entre 2 pièces prothétiques métalliques séparées, on apporte
un métal autre que le métal receveur
Si lors d'une section de bridge, l'espace entre les 2 pièces séparées est trop large, on
réalise une petite pièce de métal que l'on soude sur ses 2 côtés ou on réalise une surcoulée
Les soudures sont réalisées au laser
L'avantage de la soudure sur la brasure : le fait que dans le 1er cas on apporte un métal
de même structure permet de maintenir une structure cristallographique homogène
21/ Le glaçage de la céramique doit toujours être fait sous vide, ce qui évite des cuissons
supplémentaires pour des retouches souvent minimes
22/ Les recuissons de céramique ne doivent pas excéder le nombre de 4
23/ Le fait de multiplier les cuissons de céramique fait grimper son coefficient de dilatation
ce qui a pour effet d'augmenter le risque de fêlures
24/ En implantologie, il faut utliser des matériaux d'empreinte monophase
25/ Les surcoulées doivent être réalisées avec un alliage paladié et non avec un métal non
précieux
(ndlr : les prothésistes taillent la plupart du temps les piliers supra implantaires en leur conférant des formes "ridiculement coniques" ; ils méconnaissent totalement l'usage de la fraiseuse qui permet de conférer aux dits piliers l'exacte conicité souhaitée en vue de réaliser des armatures prothétiques passives mais obéissant quand même à une certaine friction ; cette utilisation de la fraiseuse permet de parvenir à des "polis miroirs" tels que vous pouvez les admirer dans les photos jointes qui reflètent le merveilleux travail de Richard Abulius, chez lequel tout praticien dento-conscient devrait se précipiter pour enfin "comprendre la prothèse" !)