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THESE DU DOCTEUR STEPHANE SIMON

Publié le 18 décembre 2009 - 01:28  Imprimer      Envoyer à un ami    Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du tetxe
 
 
Le 20 novembre 2009, dans les locaux de la Faculté de Médecine de Paris, en présence d'un parterre de confrères et d'amis, notre Stéphane Simon National, l'un de nos plus brillants endodontistes, a soutenu sa Thèse de Doctorat en Sciences Biologiques et de PhD.
Cette thèse a été le point d'orgue des travaux et recherches qu'il a effectués durant 3 années tant à Bimingham en Angleterre que dans le laboratoire d'Ariane Berdal à Paris.
Félicitations à celui qui, à n'en point douter, est en train de transformer l'approche de l'endodontie en faisant passer la réparation de l'organe pulpaire du stade mécanique au stade biologique.
Le jury a accordé à cette thèse la mention "très honorable accompagnée de ses félicitations"
 
 
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 RESUME SUCCINT DE LA THESE DU DOCTEUR STEPHANE SIMON

De nombreus progrès ont été faits dans le domaine de la cariologie, et notamment dans les processus thérapeutiques de la reminéralisation.

Il apparaît que le complexe pulpo-dentinaire est capable de s'adapter à une multitude de stimulis, mettant en oeuvre des réponses de défenses nombrEuses permettant ainsi le maintien de la vitalité pulpaire.

Le rôle principal de la pulpe est la sécrétion de dentine (dentinogénèse).

Depuis de nombreuses années, plusieurs équipes se sont intéressées au processus de cicatrisation de cet organe particulièrement complexe.

Les avancées techniques et biotechniques récentes ont ouvert des opportunités inédites dans le domaine de la recherche fondamentale sur la cicatrisation de ce tissu particulièrement complexe

L'objectif de ce travail mené en partenariat avec les Universités de Paris VII en France et de Birmingham en Angleterre, était d'établir une caractérisation moléculaire de l'odontoblaste  au cours des 3 dentinogénèses connues, à savoir primaire, secondaire et tertiaire

Ce travail a été complété  par le développement d'un nouveau modèle de laboratoire, à savoir la souris transgénique qui permet d'ouvrir de nombreuses vois d'investigation et de fournir ainsi un nouvel outil de reherche fondamentale directement lié aux biotechnologies.

Une des conclusions majeures de ce travail était de montrer que l'expression des gènes est largement modifiée au sein de l'odontoblaste, en fonction de son degré de maturité. En effet, cette cellule est très active au moment du développement et de la formation initiale de la dent, puis elle tombe dans une phase de maturité moins active, mais néanmoins à sécretion continue., responsable de la sécretion de dentine secondaire qui conduira inévitablement à la diminution du volume de l'espace endodontique au cours du vieillissement de la dent

Ces résultats ont, dans un second temps, été exploités pour évaluer la réversion de cette expression différente de gènes au cors des phénomènes de cicatrisation et, notamment dans la phase de dentinogénèse tertiaire réactionnelle.

Il est convenu par de nombreux auteurs, que le processus de cicatrisation/régénération serait un réveil des phases du processus de développement initial mis en sommeil tout au long de la vie. Basé sur cette hypothèse de travail, des cellules pulpaires ont été stimulées de façon à simuler in vitro le processus carieux, et les gènes différemment exprimés dans l'odontoblaste jeune ou mature, ont été à nouveau analysés.
C'est alors que nous avons pu démontrer que, certains processus éteints dans la phase mature de la vie de la cellule, étaient réactivés lorsque cette cellule était stimulée au cours d'une agression

La dernière étape de ce travail a consisté à mettre au point un nouveau modèle murin de laboratoire.
Des coiffages pulpaires ont été réalisés sur la 1ère molaire de la souris. La cinétique de la cicatrisation et le processus régénératif à 5 semaines après traitement ont été minutieusement analysés, permettant de confirmer pour la 1ère fois , que la souris pouvait être utilisée comme modèle de laboratoire pour les investigations sur la cicatrisation pulpaire

De nouveaux travaux sont actuellement en cours, utilisant des souris transgéniques, soit avec des gènes rapporteurs, soit sur des mutants nuls permettant l'invalidation de certains gènes suspectés d'intervenir dans le processus de cicatrisation

Ce travail qui a conduit à l'obtention du Diplôme de Docteur d'Etat en Sciences Biologiques et d'un PhD anglo-saxon, a fait l'objet de 5 publications internationales dont les références sont situées ci-dessous

Simon S. Cooper, P. Lumley P., A. Berdal, Tomson P., Smith AJ : Understanding pulp biology for routine clinical practice (Clinical Practice Endo -Lond- 2009, 3(3)171-184)

Simon S., Smith AJ, Lumley PJ, Berdal A., Smith G., Finney S., Cooper P. : Molecular characterisation of young and mature odontoblasts (Bone 2009 Oct, 45(4) 693-703)

Simon S., Smith AJ., Berdal A., Lumley PJ, Cooper P. : The MAPK pathway is involved odontoblast stimulation via p38 phosphorylation (Journal Endodontic 2009 In Press)

Simon S., Cooper P., Berdal A., Lumley PJ, Smith A. : A trauma and Dentinigenesis, A case report (J  Endodontic 2009 - In Press)

Simon S., Cooper P., Smith AJ., Picard B., Ifi Naulin C., Berdal A. : Evaluation of a new laboratory model for pulp healing preliminary study (Int Endo J. 2008 Sept, 41(9) 781-90)

 

 
 
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